Un audit rendu public en janvier 2026 par la Cour des comptes japonaise a mis en lumière un problème structurel dans les acquisitions de défense du Japon : plus d’une centaine de commandes d’équipements militaires américains, représentant plus de 1 100 milliards de yens (plus de sept milliards d’euros), n’ont toujours pas été livrées cinq ans après la signature des contrats. Ces retards concernent des programmes déjà payés dans le cadre du mécanisme américain de ventes militaires à l’étranger (Foreign Military Sales – FMS), pilier central de la modernisation des Forces d’autodéfense japonaises.
Australie – Taïwan – États-Unis : L’AUKUS à l’épreuve de Taïwan
Les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie avaient annoncé, en septembre 2021, un pacte de sécurité militaire baptisé AUKUS, pour une coopération tripartite visant à « défendre les intérêts indo-pacifiques partagés » : comprendre contrer l’expansionnisme chinois dans l’Indo-Pacifique.
Taïwan – Chine – États-Unis : Taïwan, une « mission historique » pour Xi Jinping
Lors d’une audition1 au Sénat américain, Marco Rubio a affirmé que la politique de la Chine envers Taïwan relève d’une « mission historique » pour Xi Jinping et n’est pas influencée par des événements extérieurs, comme l’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis. Cette « mission historique » implique une menace structurelle et durable, indépendamment des crises internationales parallèles.
Taïwan – États-Unis : Acte VI scène 6 : une députée sans parti dans la tourmente judiciaire

Visée par une enquête pour fraude et corruption présumées, la députée Kao Chin Su-mei et 17 autres personnes ont été entendues par le parquet de Taipei sur trois affaires après une série de perquisitions.
Taïwan : Cheng Li-wen plaide pour la paix et le dialogue avec Pékin
鄭麗文呼籲和平與北京對話
Le 29 janvier 2026, The Economist a publié une interview de Cheng Li-wen* consacrée aux enjeux de sécurité et aux relations entre Taïwan et la Chine. L’article met en lumière son choix controversé de s’opposer à l’augmentation du budget militaire taïwanais malgré l’intensification des manœuvres chinoises autour de Taïwan.
Iran : La pénurie d’eau, déclencheur de violence
La pénurie d’eau ne constitue pas la raison essentielle des manifestations de masse contre le régime iranien en janvier 2026.
Inde – Allemagne : Sur fond de Sommet Inde-Union européenne, l’Allemagne se positionne sur le marché indien de la défense
Mi-janvier 2026, quelques jours avant le Sommet entre l’Inde et l’Union européenne (UE), du 25 au 27 janvier 2026, au cours duquel ont été signés un accord de libre-échange et un partenariat de sécurité et de défense, le Premier ministre indien Narendra Modi a rencontré le chancelier allemand Friedrich Merz dans l’État du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde. Les deux dirigeants ont cherché à approfondir leur coopération économique et sécuritaire et ont signé des accords couvrant des secteurs allant des minéraux critiques à la médecine traditionnelle.
Chine : Purge militaire, lutte de factions. Le second est toujours un danger pour le premier
Le 24 janvier 2026, les autorités chinoises annoncent l’ouverture d’une enquête pour « violations graves de la discipline et de la loi » visant deux hauts responsables militaires, Zhang Youxia et Liu Zhenli. Cette décision suscite des spéculations sur une nouvelle restructuration du pouvoir au sein de l’APL*, potentiellement impulsée par Xi Jinping.
Grappillages n° 202/2026-02
Asie – Brésil Choix significatifs Le président brésilien « Lula » da Silva a particulièrement privilégié […] Chinen: Quel usage ? Chine – Japon Désinformation Chine – Japon Mobilisation La Première ministre japonaise Takaichi Sanae est en passe de réussir la gageure de créer une agence de renseignement qui (…) Chine – Mali Explosifs Chine – Monde … Lire la suite
Le Pakistan développe sa marine marchande
Le Pakistan veut augmenter la capacité de sa marine marchande afin de moins dépendre de navires battant pavillon étranger pour ses échanges commerciaux.
Inde : Création d’un nouveau type d’unités commandos
Conçues en 2025, de nouvelles unités commandos commencent à faire leur apparition dans l’armée de terre indienne
Vietnam : Quel avenir après le 14e congrès du PCV ?
Le XIVe Congrès national du Parti, présenté comme la clé de la transformation du Vietnam à l’horizon 2045, s’est tenu des 19 au 26 janvier 2026. Un congrès qui a défini de nouvelles orientations stratégiques et tenté d’apporter des solutions pour que le Vietnam devienne un pays à revenu élevé d’ici 2045. Mais sur d’autres terrains – politique, diplomatie, culture, société –, le congrès s’est aussi positionné. Autour de la figure de Tô Lâm, secrétaire général, qui a conforté son statut incontesté en lançant une nouvelle ère, celle de « la renaissance nationale ».
Indonésie : La marine va avoir son premier porte-avions
L’Indonésie s’apprête à acquérir son premier porte-avions, le Giuseppe Garibaldi, comme l’a confirmé le 12 février 2026 l’amiral Muhammad Ali. Présentée comme un outil destiné aux missions humanitaires et de sécurité maritime, cette acquisition marque un tournant capacitaire pour Jakarta, en renforçant ses moyens de projection, dans un contexte d’engagement international accru.
Indonésie : La filière israélienne
En attribuant, le 8 janvier 2026, le site géothermique de Telaga Ranu à PT Ormat Geothermal Indonesia, filiale du groupe américain Ormat Technologies Inc., Jakarta illustre un pragmatisme économique assumé. Malgré l’absence de relations diplomatiques avec Israël, l’Indonésie recourt indirectement à des technologies israéliennes, confirmant l’existence d’échanges commerciaux discrets mais croissants entre les deux pays.
Indonésie : Boeing ne vendra pas d’avions de combat F-15 à l’Indonésie
Alors qu’en 2022 les États-Unis avaient approuvé la vente de F-15 à l’Indonésie, celle-ci doit finalement y renoncer.
L’Indonésie et le Board of Peace de Trump
Le 22 janvier 2026 à Davos en Suisse, où il s’était rendu pour assister au Forum économique mondial, le président indonésien Prabowo Subianto a signé la charte du Conseil de la paix, créé le 15 janvier 2026 par les États-Unis. Cet acte a d’abord été critiqué par des organisations musulmanes, qui y voyaient un renoncement à la cause palestinienne. Ces organisations ont finalement approuvé l’adhésion à ce projet américain.
Taïwan – États-Unis : Acte VI scène 5 : Taïwan, allié stratégique ou client captif ?
Les déclarations du directeur de l’AIT affirmant que « la liberté n’est pas gratuite » ont ravivé le débat sur le financement de la défense taïwanaise. Ainsi, le soutien américain apparaît lié à la capacité de Taïwan à payer le prix financier, militaire et politique de sa propre défense. En réaction, la députée Kao Jin-su-mei* dénonce une pression financière excessive des États-Unis et met en cause l’équilibre réel de la relation stratégique entre Washington et Taïpei, alors que le Yuan législatif n’a pas encore examiné le budget spécial de 1 250 Mds NT$.
Taïwan – Chine : La riposte taïwanaise conditionnée par Washington
Alors que Taïwan renforce ses capacités militaires face à la menace croissante de la Chine continentale, une controverse stratégique majeure émerge en coulisses. Les forces armées taïwanaises ont tenté d’obtenir l’autorisation de riposter dès la détection du lancement de missiles chinois, à condition que leur trajectoire calculée indique un impact sur le territoire taïwanais. C’est une une option militairement rationnelle mais rejetée par Washington, qui exige que Taïwan subisse une première frappe afin de préserver la légitimité politique et internationale d’une riposte armée.
Taïwan : La centralité taïwanaise. TSMC, de géant industriel à acteur géopolitique clé
Les semi-conducteurs ne relèvent plus uniquement du marché, mais d’une logique de sécurité nationale et de souveraineté. TSMC* s’est imposé comme un acteur géopolitique majeur en raison de sa maîtrise quasi exclusive des procédés de fabrication de semi-conducteurs les plus avancés, indispensables à l’IA*, au calcul haute performance et aux technologies militaires.
Japon : Une bombe atomique japonaise ?
Les experts internationaux s’accordent : le Japon a les capacités techniques et les compétences pour produire un engin nucléaire sous trois ans. Ce qui n’était qu’une éventualité, a pris consistance lorsqu’un membre de l’entourage de Sanae Takaichi a émis le souhait que le Japon possède une force de dissuasion nucléaire. Une déclaration qui aurait dû faire scandale, car la quasi-totalité des États dans le monde ont signé le traité du TNP qui interdit l’émergence de nouveaux états nucléaires. Cependant, cette déclaration n’a pas suscité de réaction notable : en Europe, le silence, aux États-Unis, un détournement de regard, et seule la Chine a exprimé une condamnation opportuniste. Si la fabrication d’une bombe japonaise était confirmée – le débat est ouvert sur ce point – cela signifierait l’émergence d’une nouvelle puissance nucléaire, et par là- même une nouvelle mise à mal, sinon la mise aux oubliettes, du traité sur la non-prolifération nucléaire.