Dès juin 2024, la CAAA* et neuf associations provinciales avaient dénoncé les importations subventionnées de viande de bœuf, qui mettaient leur production en péril. Le 27 décembre 2024, le ministère du Commerce de Chine a finalement annoncé une enquête de sauvegarde sur les importations mondiales de bœuf. L’enquête porte sur tous les produits de bœuf frais, réfrigérés et congelés évalués à 14,2 milliards de dollars en 2023 (contre 8 milliards de dollars en 2019).
Brésil
Chine – États-Unis – Sud global : Le tour du monde de Xi jinping de novembre 2024. Le Sud global contre l’Occident
L’élection de Trump aux États-Unis a donné une nouvelle dimension au voyage de Xi en Amérique latine. Xi, en inaugurant le port de Chancay, a planté le dernier clou dans le cercueil de la doctrine Monroe1. Le renforcement des liens commerciaux entre les deux continents s’accélère, entre l’Asie et ses industries chinoises, le Pérou avec ses ressources minières et le Brésil, ferme du monde. Depuis des dizaines d’années, la politique des États-Unis vis-à-vis de l’Eurasie a été le containment, l’endiguement avec un instrument, la force, et plus de 800 bases militaires. La réponse politique de la Chine a été le désencerclement avec les routes de la soie et le commerce international, complété aujourd’hui par le contre-encerclement avec l’attaque du système financier de 1944 et de son étalon, le dollar. Au multilatéralisme rejeté par Trump, président du « one indispensable nation in world affairs »2, Xi répond par des actions concertées avec les BRICS* et le Sud global, qui ne veulent pas continuer à enrichir le maître états-unien en finançant leur propre soumission.
Chine – Amérique du Sud – Monde : Plus qu’un port
L’Amérique du Sud est devenue un enjeu géopolitique d’importance. Longtemps chasse gardée des États-Unis, elle est désormais un continent d’expansion pour la puissance chinoise comme le démontre la création d’un terminal océanique majeur.
Chine – Mercosur – Union européenne : Le cœur de l’Union européenne balance entre le Mercosur et la Chine
« Le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. »
La Chine aurait-elle conquis l’Amérique latine ? La Route de la soie avec ses navires remplace les GI et leurs bases militaires. C’est l’aboutissement d’une politique d’influence dont les armes sont le commerce, nourri par les protéines animales (viandes) et végétales (soja) et le maïs d’une agriculture latino-américaine florissante. L’Europe, engluée dans ses querelles internes, sans boussole ni militaire ni économique, montre ses limites avec le Mercosur. Depuis 30 ans, on cause sans aboutir, avec des sujets de désaccord où le ridicule frôle l’absurde. La France mobilise ses éleveurs de bovins pour lutter contre ce « traité assassin ». En 2023, sa filière de viande bovine est déficitaire de 87 000 t et elle a importé 1 301 t du Brésil, qui, lui-même, en a exporté plus de 2 millions, avec la Chine pour premier client. Et si le problème était autre que celui du charolais, bouc émissaire (!) qui ne concurrencera jamais la pampa. Raminagrobis Xi et son compère Lula pourraient nous surprendre au G20 de Rio : Complicité et réalisme sont les deux mamelles de la vista politique.
Chine – Union européenne : La voiture électrique de la discorde
L’UE* a confirmé les droits d’importation sur les VE* chinois. La Chine a réagi avec une mesure similaire sur des produits agricoles dont, en premier, le cognac. Spectaculaire mais de faible importance. En 2005, la Chine produisait 5 000 voitures, aujourd’hui, 27 millions dont les 3/4 des VE et batteries du monde, elle sera bientôt le premier exportateur mondial de véhicules. France et Allemagne sont en désaccord sur la ligne à suivre. D’un côté, des taxes pour que notre industrie s’adapte à la compétition chinoise, de l’autre, une association entre industriels chinois et européens (allemands) pour mener l’explosion du marché mondial des VE*. La Chine, qui a déjà digéré les hausses douanières, devrait continuer la bataille en taxant les importations de véhicules de l’UE, et peut-être en mariant, à sa manière, les avionneurs nationaux Comac* et Embraer* pour produire des appareils concurrents d’Airbus et Boeing. On pensera BRICS avec le marché chinois en ligne de mire. C’est un combat de titans entre les grands du commerce mondial, les moyens de transports étant les premiers secteurs d’échanges commerciaux.
Paix en Ukraine : la Chine prend la main
Par le général (2s) Daniel Schaeffer, membre du groupe Asie21-Futuribles, ancien attaché de défense en Thaïlande, Vietnam et Chine Reproduction autorisée sous réserve de mentionner la source Asie21 (https://www.asie21.com/) Plus que le président Orban, dont l’initiative personnelle en faveur de négociations pour un retour à la paix en Ukraine semble s’être arrêtée à ses cinq … Lire la suite
Grappillages Asie21 n° 184/2024-06
Chine – Brésil
- Acier
- Babioles
Chine – Mexique Ay ! Ces drones
Corée du Sud – Afrique Bousculade
Chine – Turquie – Russie : La marche turque vers l’est. Vers un retour aux sources
« La Turquie est une partie de l’Europe » disait W. Hallstein1 en signant l’accord d’association avec la Turquie en 1963. Mais les portes de l’Europe lui sont restées fermées alors qu’elle avait déposé sa demande d’adhésion en 1987, et de pays candidat en 1999.
L’Europe est passée de 6 à 27 membres, la candidature turque a été gelée alors que l’Asie, devenue la locomotive de l’économie mondiale, attirait la Turquie dans ses rets.
« Nous aimerions devenir membre des BRICS, cela pourrait être une bonne alternative à l’Union européenne », déclare le ministre des Affaires étrangères turc à l’issue d’une visite au Xinjiang et en Chine.
La marche turque vers l’est ressemble à un retour aux sources d’un peuple qui veut valoriser les liens que son histoire a tissés avec la Chine, l’Inde, la Russie, l’Iran et l’Arabie saoudite, dans le monde autre qu’unipolaire de l’Occident.
La géopolitique mondiale rappelle le poids de l’Histoire des peuples et combien « les faits sont têtus ».
Grappillages Asie21 n° 183/2024-04
Chine – Afrique Angola : dette Angola – États-Unis : inclinaison Cap-Vert : face à face Chine – Argentine De base en base Chine – Brésil Coup de maître Picanha Chine – Suisse – Russie – Ukraine Chocolat Corée du Sud – Afrique – Angola K-Rice Belt Iran – Brésil Incohérence Japon – Brésil Viandes Visas Russie – … Lire la suite
Chine – États-Unis – Europe – Brésil – Afrique : La voiture électrique, cheval de Troie chinois (181/2024-03)
L’énergie mène le monde, les énergies fossiles ont montré leurs puissances, leurs nuisances et leurs limites. Le moteur à explosion a été leur principal vecteur, avec en premier, les voitures. Les industries automobiles ont été parmi les premières du monde pour construire la paix comme pour faire la guerre. Les énergies vertes sont en passe de remplacer les énergies fossiles et la voiture électrique a un bel avenir devant elle. Alors, quand la Chine devient le 1er exportateur mondial d’automobiles, que son parc mobilise la moitié des voitures électriques de la planète, on peut en conclure que la Chine écrit un nouveau chapitre de l’histoire de l’humanité. L’Europe, plus désunie que jamais, qui cause plus qu’elle ne fait, se trouve confrontée à un nouveau défi, celui du « cheval de Troie chinois de la voiture électrique ». La désunion de l’un fait la force de l’autre, l’Asie est en train de gagner une nouvelle bataille.
Grappillages Asie21 n° 180/2024-02
Bangladesh – Guinée Bissau Main d’œuvre
Chine – Afrique
⦿ Angola – Cabinda : négociatrice ?
⦿ Cap-Vert – CPLP : forum de Macao
⦿ Eswatini : ténacité
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 180/2024-02 sommaire
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN EXTRÊME-ORIENT Chine – Afghanistan Un ambassadeur taliban à Pékin, Patrick Hébert, Asie 21 Chine – États-Unis – Afrique Compétition pour le contrôle de l’accès aux minerais critiques d’Afrique centrale, Laurent Amelot, Asie21 Chine – Europe – France Typhon sur la Charente. Dragon de bois à Pékin, gueule … Lire la suite
Lettre confidentielle Asie21-Futuribles n° 175/2023-09 sommaire
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
EXTRÊME-ORIENT
Chine Corruption ? Non, dissuasion, Edouard Valensi, Asie21
Chine La Chine soutient son économie face à la crise immobilière, Patrick Hébert, Asie 21
Encadré 1 Liste d’entreprises en ralentissement sur l’année écoulée en août 2023
Chine – États-Unis – Émirats arabes unis – Pakistan Une Chine impatiente, des Émirats prudents, Edouard Valensi, Asie21
Encadré 1 Hongdu L-15
Corée du Nord – France – Nations unies : La France dans le déni
Lors de la réunion du Conseil de sécurité demandé par les États-Unis, le Japon et la France pour condamner le tir d’essais d’un missile intercontinental qui s’est achevé dans les eaux de la zone économique exclusive de la Russie, sans menacer aucun des pays voisins, Nicolas de Rivière, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, s’est totalement aligné sur les États-Unis. Que de contorsion pour cela. Aller jusqu’à proclamer que « la France ne se résoudra pas à ce que la Corée du Nord (RPDC) devienne un État nucléaire » alors que le groupe d’experts des Nations unies a reconnu que les forces de dissuasion de la RPDC étaient substantielles et de haut niveau. S’aventurer jusqu’à dire que « ne pas condamner Pyongyang serait banaliser la prolifération nucléaire », alors qu’il n’y a qu’un État concerné, l’Iran étant déjà sous sanctions. Et comment parler encore d’unanimité au sein du Conseil pour condamner la Corée du Nord, alors que depuis deux ans la Russie et la Fédération de Russie bloquent toute sanction ? Ne faut-il pas enfin manquer de sens commun et avoir un singulier aplomb pour oser demander encore que la Corée du Nord « abandonne ses programmes de manière complète, vérifiable et irréversible », alors que l’on n’a rien à offrir en échange. Hélas, n’est-ce pas la crédibilité de la France qui est mise à mal par ces dénis de la vérité, cet atlantisme inconditionnel ?
Chine – États-Unis – Argentine – Brésil : Quelques yuans pour les Amériques
L’annonce a ému les marchés financiers : l’Argentine et le Brésil abandonnent le dollar pour le yuan pour leurs échanges avec la Chine. Va-t-on vers une mise en cause de la doctrine de Monroe ? Cela ne semble pas. Hors la Bolivie, en Amérique latine rien ne change. Ce ne sera donc que dans la durée, en tirant parti d’opportunités ou de la défaillance locale du dollar que par petites étapes le renminbi trouvera la place que Pékin peut vouloir lui donner.
Grappillages Asie21 n° 173/2023-06
Asie – États-Unis Immigrants
Chine – Afrique
- Angola : le prix de la dette
- Angola : soupçons
- Guinée Bissau : pêche
Chine – Russie – Ukraine : Les variations du roi Blé en Eurasie
Les céréales ont domestiqué l’homme1. Le blé dans le « croissant fertile » avec le millet et le riz de Chine, ont été, depuis 5000 AEC, les marqueurs de la civilisation des hommes dans l’occupation des sols. La Russie est redevenue le leader mondial du blé qu’elle était en 1900. La Chine, 20 % de la population mondiale et 10 % des terres cultivables, a donné au blé un rôle clé dans la recherche de l’autosuffisance alimentaire. Si l’élimination de la pauvreté a été un succès, la crise ukrainienne et l’incertitude climatique démontrent les dangers de la dépendance au marché mondial. Devenu le premier importateur mondial de blé et avec la moitié des stocks mondiaux, son approche est pragmatique : Les états n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts2. L’Ukraine n’est pas le bread basket * du monde. La guerre a provoqué des hausses de prix irrationnelles et enrichi les 4 grands traders ABCD* avec la gestion des peurs. La première victime d’une guerre, c’est toujours la vérité3. La campagne céréalière 2023-2024 sera excédentaire, d’autres facteurs, surtout climatiques, perturberont les marchés. La spécialisation régionale des productions n’a pas rendu le monde plus sûr.
Chine – Brésil : Le grand retour de Lula et du Brésil sur la scène internationale
Quand un ex-ambassadeur américain au Brésil, fin connaisseur de la politique latino-américaine, dit que « traiter avec Huawei… est un risque pour la sécurité nationale américaine », que la dédollarisation est un pari dangereux, que « le Brésil ne renforcera pas sa démocratie dans ses relations avec la Chine, mais il le fera dans ses relations avec les États-Unis » et quand il termine par une adresse à Lula sur l’Ukraine, « il doit faire attention à ce qu’il dit », on comprendra combien la visite de Lula en Chine était importante et pleine de risques. Ce fut un grand succès politique, économique et financier. Lula a intronisé Dilma Rousseff, la nouvelle présidente de la NBD* à Shanghai. When God laughs1, … on rappellera que c’est D. Rouseff, avec Xi, Poutine et Modi qui avaient décidé de la création de la NBD* le 14 juillet 2014. 3 jours plus tard, le MH17 était abattu au-dessus de l’Ukraine. Comprenne qui pourra…
Grappillages n° 171/2023-04
Asie – Mozambique Rassérénés Chine Complicité affichée ? Chine – Afrique Angola : Cabinda Angola : ciblée Angola : financements Tanzanie : ne pas aller trop loin Chine – Brésil : en poste Chine – Brésil : oubliée l’influenza Chine – Brésil : vaches et diplomatie Chine – Monde : Huawei, instrument clé Chine – Mozambique … Lire la suite