La ministre des Affaires étrangères mongole, Battsetseg Batmunkh, en visite au Japon, a rappelé l’importance du partenariat bilatéral entre les deux pays et des relations développées avec d’autres démocraties libérales.
La ministre des Affaires étrangères mongole, Battsetseg Batmunkh, en visite au Japon, a rappelé l’importance du partenariat bilatéral entre les deux pays et des relations développées avec d’autres démocraties libérales.
La Corée du Sud s’affirme comme un acteur majeur de la coopération en matière de défense en Asie du Sud-Est. Son partenariat avec les Philippines se renforce à travers des ventes d’équipements militaires, des accords de coopération et un alignement stratégique face aux tensions régionales. En janvier 2025, le ministère philippin de la Défense nationale a révélé son intention d’acquérir 12 FA-50 pour environ 683 millions de dollars. Si elle se confirme, cette acquisition doublerait la flotte actuelle de FA-50 des Philippines, portant le total à 24 appareils. Cependant, la crise politique en Corée du Sud pourrait fragiliser ces relations, tandis que l’essor de l’industrie de défense sud-coréenne concurrence directement les entreprises européennes qui cherchent également à se positionner dans le pays.
Depuis le 22 janvier 2023, les affrontements verbaux, les exercices militaires opposant les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon à la Corée du Nord, c’est du passé. Donald Trump en a ainsi décidé quand il a déclaré que Kim Jong-un était un type bien avec qui il s’entendait bien et que la RPDC était une puissance nucléaire. Peu importe les lamentations de ses alliés et que l’ONU se voie bafouée, il semble bien qu’à son initiative, on soit en chemin pour qu’une alliance entre les États-Unis et la RPDC prenne forme au grand dam de la Chine.
Le retour à la Maison blanche de Donald Trump a été diversement accueilli en Asie du Sud-Est. Au-delà du fait que le précédent mandat a laissé des souvenirs mitigés dans la région, l’inquiétude est vive sur les intentions et la fiabilité du 47e président des États-Unis. L’accentuation de la guerre commerciale avec la Chine pourrait avoir des effets néfastes sur une régionalisation devenue indispensable à la croissance, voire à la stabilité. À moins qu’à l’inverse, elle accélère les rapprochements intra-asiatiques et, par prolongement, distancie un peu plus la région des États-Unis, cette puissance perçue comme de plus en plus perturbatrice.
民進黨挺戒嚴
Le groupe du DPP au Yuan législatif a soutenu l’éphémère loi martiale en Corée du Sud, décrétée par le président coréen Yoon Seok-yu, suscitant de vives critiques de la part des partis d’opposition à Taïwan et en Corée.
Avec l’objectif de maintenir un haut niveau de partenariat et de coopération avec leurs principaux alliés en Asie quels que soient les éventuels changements politiques, les États-Unis ont manifesté le souhait d’institutionnaliser certains des mécanismes de dialogue récemment mis en place. Cela pourrait, dans un premier temps, se concrétiser par la création d’un secrétariat permanent pour coordonner le triangle États-Unis – Japon – Corée du Sud. Puis, dans un second temps, déboucher sur la constitution d’une structure permanente de coordination entre l’Otan et ses quatre partenaires de la région indopacifique (IP4*)1. L’intérêt étant de garantir la poursuite de la politique actuelle, même en cas de changement d’administration aux États-Unis ou dans un autre pays de la région, et de contourner les oppositions quant à l’ouverture de bureaux de représentation de l’Otan en Asie.
Fin septembre 2024, la rencontre entre le Cheik Mohammed bin Zayed Al Nahyan et le président Joe Biden, à Washington, a été l’occasion d’évoquer la question de l’intelligence artificielle (IA), à l’heure où Washington s’inquiète du rapprochement des Émirats arabes unis (EAU) avec la Chine dans ce domaine.
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
ASIE DE L’EST
Chine Espace : la Chine se rapproche de la Lune, Philippe Coué, Asie21
Chine – Arctique La Chine s’implique de plus en plus en Arctique, Alain Lamballe, Asie21
Chine – Brésil
Chine – Mexique Ay ! Ces drones
Corée du Sud – Afrique Bousculade
Le nouveau règlement sur l’application de la loi maritime par les garde-côtes chinois, publié le 15 mai 2024, entré en vigueur le 15 juin, instaure un arbitraire qui fait réagir, avec raison brutalement, les autorités philippines, alors que se taisent tous les autres pays qui pourraient être touchés par les mesures édictées. Comme s’ils n’avaient pas perçu qu’ils pourraient être concernés, à n’importe quel moment, autant que les Philippines.
Chine – Afrique Angola : dette Angola – États-Unis : inclinaison Cap-Vert : face à face Chine – Argentine De base en base Chine – Brésil Coup de maître Picanha Chine – Suisse – Russie – Ukraine Chocolat Corée du Sud – Afrique – Angola K-Rice Belt Iran – Brésil Incohérence Japon – Brésil Viandes Visas Russie – … Lire la suite
De l’échec de la candidature de la ville de Busan à l’organisation de l’exposition universelle en 2030, à l’absence d’invitation pour le prochain sommet du G7 qui se tiendra du 13 au 15 juin 2024 à Borgo Egnazia en Italie, la Corée du Sud fait face depuis plusieurs mois à une série de revers diplomatiques. Dernier en date : la fermeture de l’ambassade du Nicaragua à Séoul et l’ouverture annoncée par ce même pays d’une ambassade à Pyongyang. L’organisation du premier sommet Corée du Sud-Afrique qui se tiendra à Séoul les 4 et 5 juin pourrait permettre au président Yoon de redorer son blason, à la seule condition qu’il ressorte de ce sommet quelque chose de substantiel.
Chine Intrus
Après un Mondial de l’automobile de Paris (ancien Salon de l’auto, vieux de 120 ans) que les observateurs spécialisés ont caricaturé en franco-chinois car les marques européennes, américaines et même coréennes1 l’ont boudé, Genève a [•••]
Chine – Afrique
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN EXTRÊME-ORIENT Chine – Afghanistan Un ambassadeur taliban à Pékin, Patrick Hébert, Asie 21 Chine – États-Unis – Afrique Compétition pour le contrôle de l’accès aux minerais critiques d’Afrique centrale, Laurent Amelot, Asie21 Chine – Europe – France Typhon sur la Charente. Dragon de bois à Pékin, gueule … Lire la suite
Asie – Mozambique Des pétroliers asiatiques
Chine Jeux interdits
Chine – Afrique
⦿ Angola : danger
Le 2 décembre 2023, la Corée du Nord a menacé d’abattre les satellites espions des États-Unis en réponse à « toute attaque » contre son propre satellite, en orbite depuis une dizaine de jours.
Chine – Afrique
Chine – Argentine Vite, de l’eau dans le vin
Trois mois à peine après avoir fait allégeance aux États-Unis pour relever ensemble les plus grands défis de notre époque, les ministres des Affaires étrangères de la Corée du Sud, du Japon et de la Chine se réunissent pour annoncer l’organisation prochaine d’une rencontre entre leurs trois chefs d’État. Enfin réconciliés à l’initiative de Yoon Suk Yeol, le Japon et la Corée du Sud ont pu faire acte d’indépendance et prendre des distances d’avec les USA. Les voilà proches, envisageant même la constitution d’une alliance militaire. En termes financiers elle serait la troisième au monde, et la troisième puissance militaire mondiale si elle se trouvait dotée d’armes nucléaires. C’est ce que souhaitent ouvertement leur chef d’État. Unis, Japon et Corée du Sud sont en capacité immédiate d’en assembler, s’ils n’en disposent pas déjà.
Barely three months after pledging their allegiance to the United States to tackle the greatest challenges of our time together, the foreign ministers of South Korea, Japan and China met to announce a forthcoming meeting between their three heads of state. Reconciled at last, thanks to Yoon Suk Yeol’s initiative, Japan and South Korea were able to act independently and distance themselves from the USA. They are now close, and are even considering forming a military alliance. In financial terms, it would be the world’s third-largest, and the world’s third-largest military power if it were equipped with nuclear weapons. That’s what their heads of state openly want. The United States, Japan and South Korea have the immediate capacity to assemble them, if they don’t already have them.
Unanimes derrière Le vice-amiral Kim Myung-Soo, président du Comité des chefs d’état-major interarmées de la république de Corée, les dirigeants et l’opinion publique coréenne souhaitent que leur pays puisse se doter au plus tôt de sous-marins nucléaires d’attaque. Ceux-ci semblent être déjà à l’étude, dérivés des sous-marins KS III en service dont les dimensions sont comparables aux sous-marins d’attaque français. D’ici 2035, date estimée de leur mise en service, Séoul, dont les réacteurs nucléaires sont parmi les meilleur au monde, saura bien concevoir la chaufferie nucléaire navalisée et disposer des charges d’uranium fortement enrichi qui leur sont nécessaires. Le prix à payer sera le bras de fer à engager avec Washington. Séoul ne semble pas s’en effrayer. Il envisage même d’aller plus loin jusqu’à se doter de sous-marins nucléaires lanceur d’engins, des SNLE, noyau d’une future force de dissuasion à venir.
Unanimously behind vice-admiral Kim Myung-Soo, Chairman of the Republic of Korea’s Joint Chiefs of Staff, Korean leaders and public opinion want their country to acquire nuclear attack submarines as soon as possible. These appear to be already under consideration, derived from the KS III submarines currently in service, whose dimensions are comparable to those of French attack submarines. By 2035, the estimated date of their commissioning, Seoul, whose nuclear reactors are among the best in the world, will be able to design the naval nuclear boiler room and obtain the loads of highly enriched uranium they need. The price to be paid will be the arm wrestling with Washington. Seoul doesn’t seem to mind. It even plans to go so far as to acquire nuclear-powered ballistic missile submarines, the core of a future deterrent force.
Pour la première fois de son histoire, la Corée du Sud a participé en novembre 2023 à Cyber Coalition, principal exercice de l’Otan en matière de cyberdéfense. Cela marque une nouvelle étape dans le rapprochement croisé entre l’Otan et la Corée du Sud et confirme la volonté de l’organisation de renforcer ses liens avec certains pays d’Asie-Pacifique pour faire face à une Chine considérée depuis 2020 comme un « rival systémique ». De son côté, la Corée qui s’inquiète d’un éventuel début de désengagement américain de la péninsule en cas de retour de Donald Trump à la Maison Blanche cherche à multiplier les partenariats de défense avec les pays partageant un socle de valeurs proches.