C’est avec le Bangladesh que l’Inde a sa frontière la plus longue, 4 096 kilomètres, contrôlée de part et d’autre par des forces paramilitaires, la Border Security Force pour l’Inde et la Border Guard Bangladesh pour le Bangladesh.
C’est avec le Bangladesh que l’Inde a sa frontière la plus longue, 4 096 kilomètres, contrôlée de part et d’autre par des forces paramilitaires, la Border Security Force pour l’Inde et la Border Guard Bangladesh pour le Bangladesh.
Depuis fin décembre 2024, une rumeur circule en Asie du Sud : le Pakistan s’apprêterait à former une partie de l’armée bangladaise. Ce que dément Dacca. Toutefois, si cette information venait à se confirmer, elle marquerait un tournant dans les rapports trilatéraux entre le Bangladesh, le Pakistan et l’Inde.
Pays de droit à la forte émigration sikhe, le Canada doit faire face à l’ire du gouvernement indien. Le contentieux semble inextricable. Delhi accuse le Canada d’abriter des terroristes. Ottawa soutient la liberté d’expression non-violente.
La décision de la Chine de construire un énorme barrage sur le Brahmapoutre suscite des craintes dans les pays en aval, l’Inde et le Bangladesh.
Depuis l’indépendance de l’Inde, des soldats népalais, des Gurkhas, servent dans l’armée de terre indienne. Excellents soldats, ils sont très appréciés en Inde. Pour le Népal, ils apportent une contribution non négligeable à l’économie grâce à leurs soldes et pensions de retraite. Du fait de la modification du statut des militaires en Inde, le recrutement de Gurkhas se tarit.
En développant un missile hypersonique, l’Inde montre ses capacités technologiques qui renforceront sa dissuasion.
L’élection de Trump aux États-Unis a donné une nouvelle dimension au voyage de Xi en Amérique latine. Xi, en inaugurant le port de Chancay, a planté le dernier clou dans le cercueil de la doctrine Monroe1. Le renforcement des liens commerciaux entre les deux continents s’accélère, entre l’Asie et ses industries chinoises, le Pérou avec ses ressources minières et le Brésil, ferme du monde. Depuis des dizaines d’années, la politique des États-Unis vis-à-vis de l’Eurasie a été le containment, l’endiguement avec un instrument, la force, et plus de 800 bases militaires. La réponse politique de la Chine a été le désencerclement avec les routes de la soie et le commerce international, complété aujourd’hui par le contre-encerclement avec l’attaque du système financier de 1944 et de son étalon, le dollar. Au multilatéralisme rejeté par Trump, président du « one indispensable nation in world affairs »2, Xi répond par des actions concertées avec les BRICS* et le Sud global, qui ne veulent pas continuer à enrichir le maître états-unien en finançant leur propre soumission.
L’accord conclu par l’Inde et la Chine autorisant patrouilles et pâturages dans des zones qu’elles revendiquent toutes les deux en Aksai Chin doit permettre une normalisation des relations mais il reste fragile et ne règle pas le différend frontalier.
La réunion des BRICS à Kazan en octobre avait permis une rencontre entre Xi et Modi et un accord historique entre la Chine et l’Inde. Quelques mois plus tôt, la Chine avait réussi un rapprochement entre deux vieux ennemis, l’Iran et l’Arabie Saoudite. La réunion de Valdai, club de réflexion créé en 2014, dont le thème était « Une paix durable sur quelle base ? Sécurité commune et égalité des chances pour le développement au XXIe siècle », était une occasion pour Poutine d’exposer ses vues politiques sur les affaires du monde. Ces deux succès diplomatiques en constituaient la toile de fond. Un dialogue plus ciblé avec Glenn Diesen, professeur norvégien de géopolitique, lui a permis de préciser sa vision sur la place de l’Europe dans cet ensemble, dépendance américaine… à la conquête de l’Est ou sentinelle à l’ouest de la Grande Eurasie ?
L’Inde a réaffirmé ses ambitions spatiales dans le domaine des vols spatiaux habités avec une annonce spectaculaire.
L’Inde remet en question le traité de l’Indus, signé en 1960 avec le Pakistan. Elle veut l’amender, estimant insoutenables les oppositions systématiques du Pakistan à ses projets de construction de barrages en amont de l’Indus et de ses affluents.
Début septembre 2024, le Premier ministre indien, Narendra Modi, a effectué une visite de deux jours à Singapour. À cette occasion, il a signé quatre protocoles d’accords portant notamment sur les technologies numériques et le développement des semi-conducteurs.
1- ÉVÉNEMENTS MAJEURS RÉCENTS ET ENJEUX DE DEMAIN
ASIE DE L’EST
Chine Espace : la Chine se rapproche de la Lune, Philippe Coué, Asie21
Chine – Arctique La Chine s’implique de plus en plus en Arctique, Alain Lamballe, Asie21
Du 19 au 21 août 2024, le premier ministre Anwar Ibrahim a effectué sa première visite officielle en Inde. À cette occasion, les deux partenaires ont convenu d’élever leurs relations au niveau d’un partenariat stratégique global, offrant des perspectives de coopérations renforcées.
Après s’être rendu en Russie en juillet 2024, au lendemain de sa victoire législative, le Premier ministre indien Narendra Modi a effectué, en août 2024, la première visite officielle d’un dirigeant indien en Pologne depuis 45 ans (21-22 août 2024) et en Ukraine depuis l’établissement des relations diplomatiques, en 1992 (23 août 2024). Si à Varsovie, les discussions ont porté sur les questions de défense et de coopération économique, à Kiev, elles ont eu un caractère beaucoup plus politique, en miroir aux échanges à Moscou.
La décision du gouvernement central de restructurer l’organisation administrative du Ladakh répond à des impératifs stratégiques.
En 254 pages et 7 chapitres, Valérie Niquet et Marianne Péron-Doise traitent de l’Indo-Pacifique sous ses divers aspects politiques, économiques et militaires. Sans surprise, la Chine et les réactions des autres pays riverains et des grandes puissances mondiales que sa politique suscite occupent une place prépondérante dans l’ouvrage. A contrario, le livre consacre une faible importance à l’Afrique. La part réservée au Moyen-Orient n’est guère non plus conséquente. Quelques cartes agrémentent le livre.
Chine – Brésil
Chine – Mexique Ay ! Ces drones
Corée du Sud – Afrique Bousculade
« La Turquie est une partie de l’Europe » disait W. Hallstein1 en signant l’accord d’association avec la Turquie en 1963. Mais les portes de l’Europe lui sont restées fermées alors qu’elle avait déposé sa demande d’adhésion en 1987, et de pays candidat en 1999.
L’Europe est passée de 6 à 27 membres, la candidature turque a été gelée alors que l’Asie, devenue la locomotive de l’économie mondiale, attirait la Turquie dans ses rets.
« Nous aimerions devenir membre des BRICS, cela pourrait être une bonne alternative à l’Union européenne », déclare le ministre des Affaires étrangères turc à l’issue d’une visite au Xinjiang et en Chine.
La marche turque vers l’est ressemble à un retour aux sources d’un peuple qui veut valoriser les liens que son histoire a tissés avec la Chine, l’Inde, la Russie, l’Iran et l’Arabie saoudite, dans le monde autre qu’unipolaire de l’Occident.
La géopolitique mondiale rappelle le poids de l’Histoire des peuples et combien « les faits sont têtus ».
Le corridor de Siliguri, d’une largeur variant de 21 à 40 km, relie deux provinces indiennes, le Bengale occidental à l’Assam. Il assure la liaison entre le nord-est de l’Inde et le reste du pays. S’il venait à être coupé, l’Inde perdrait la totalité du nord-est, c’est à dire l’Assam et les autres provinces qui … Lire la suite