Le 14 mars 2025, le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi a tenu une réunion à Pékin avec les vice-ministres des Affaires étrangères iranien Gharib Abadi et russe Serguei Riabkov pour tenter de relancer le dialogue sur le problème nucléaire iranien.
Russie
Chine – Iran – Russie : Exercice naval Maritime Security Belt 2025
Les 11 et 12 mars 2025, La Chine, l’Iran et la Russie ont mené un exercice naval dans le golfe d’Oman.
Kazakhstan – France – Russie – Chine : Qui construira des centrales nucléaires au Kazakhstan ?
Le président du Kazakhstan Kassym-Jomart Tokaïev a annoncé qu’il envisageait de construire trois centrales nucléaires.
Taïwan – États-Unis : Acte III scène 2 Aujourd’hui l’Ukraine, demain Taïwan 今日烏克蘭、明日台灣
L’attitude américaine vis-à-vis de Taïwan est celle d’un seigneur face à son serf. En faisant pression sur TSMC d’une part, et en obligeant le gouvernement Lai à leur commander encore plus d’armements d’autre part, on voit à quel point Taïwan est soumis et ne peut que courber l’échine en remerciant son seigneur. Mais que peut faire le président William Lai ? Il est impensable qu’il émette quelque réserve que ce soit à l’encontre de D. Trump. Taipei a compris qu’il ne peut pas compter sur Washington. Mais Lai Ching-te ne peut pas le dire. Il est dans une voie sans issue. Il peut juste remercier et subir en se taisant. C’est en ce sens que le porte-parole du MOFA* s’est exprimé, avec de belles paroles.
Chine – États-Unis – Sud global : Le tour du monde de Xi jinping de novembre 2024. Le Sud global contre l’Occident
L’élection de Trump aux États-Unis a donné une nouvelle dimension au voyage de Xi en Amérique latine. Xi, en inaugurant le port de Chancay, a planté le dernier clou dans le cercueil de la doctrine Monroe1. Le renforcement des liens commerciaux entre les deux continents s’accélère, entre l’Asie et ses industries chinoises, le Pérou avec ses ressources minières et le Brésil, ferme du monde. Depuis des dizaines d’années, la politique des États-Unis vis-à-vis de l’Eurasie a été le containment, l’endiguement avec un instrument, la force, et plus de 800 bases militaires. La réponse politique de la Chine a été le désencerclement avec les routes de la soie et le commerce international, complété aujourd’hui par le contre-encerclement avec l’attaque du système financier de 1944 et de son étalon, le dollar. Au multilatéralisme rejeté par Trump, président du « one indispensable nation in world affairs »2, Xi répond par des actions concertées avec les BRICS* et le Sud global, qui ne veulent pas continuer à enrichir le maître états-unien en finançant leur propre soumission.
Extrême-Orient russe – France : Vladivostok, EEF 3 – 6 septembre, la France absente. Les absents ont toujours tort
Le 9e Forum économique de l’Est s’est tenu à Vladivostok du 3 au 6 septembre 2024 en présence de Poutine. Le thème, cette année, était : « Extrême-Orient 2030 : Unissons nos forces pour créer de nouvelles opportunité ». Plus de 6 000 invités de 70 pays y participaient avec une centaine de tables rondes dont la moitié sur le développement de l’Arctique. Parmi les invités, on notait le vice-président de la république populaire de Chine, Han Zheng, et le Premier ministre de Malaisie, Anwar Ibrahim. La France était absente.
Mongolie – Chine – Russie : De l’eau dans le gaz
Le nouveau gouvernement mongol issu des élections de juin 2024 a décidé, le 16 août, de ne pas inclure le projet de construction du gazoduc Power of Siberia-2 dans son plan de dépenses pour les quatre prochaines années. Concrètement, cela repousse d’autant le début des travaux. Power of Siberia-2 est un projet commun entre la China National Petroleum Corporation (CNPC) et la société russe Gazprom qui a pour objectif d’acheminer du gaz russe en provenance des réserves de la péninsule de Yamal, en Sibérie occidentale, vers la Chine.
Inde – Russie – Pologne – Ukraine : L’été européen de Modi
Après s’être rendu en Russie en juillet 2024, au lendemain de sa victoire législative, le Premier ministre indien Narendra Modi a effectué, en août 2024, la première visite officielle d’un dirigeant indien en Pologne depuis 45 ans (21-22 août 2024) et en Ukraine depuis l’établissement des relations diplomatiques, en 1992 (23 août 2024). Si à Varsovie, les discussions ont porté sur les questions de défense et de coopération économique, à Kiev, elles ont eu un caractère beaucoup plus politique, en miroir aux échanges à Moscou.
Paix en Ukraine : la Chine prend la main
Par le général (2s) Daniel Schaeffer, membre du groupe Asie21-Futuribles, ancien attaché de défense en Thaïlande, Vietnam et Chine Reproduction autorisée sous réserve de mentionner la source Asie21 (https://www.asie21.com/) Plus que le président Orban, dont l’initiative personnelle en faveur de négociations pour un retour à la paix en Ukraine semble s’être arrêtée à ses cinq … Lire la suite
L’Indo-Pacifique. Nouveau centre du monde, Taillandier, Paris, 2024
de Valérie Niquet et Marianne Péron-Doise.
Note de lecture d’Alain Lamballe.
En 254 pages et 7 chapitres, Valérie Niquet et Marianne Péron-Doise traitent de l’Indo-Pacifique sous ses divers aspects politiques, économiques et militaires. Sans surprise, la Chine et les réactions des autres pays riverains et des grandes puissances mondiales que sa politique suscite occupent une place prépondérante dans l’ouvrage. A contrario, le livre consacre une faible importance à l’Afrique. La part réservée au Moyen-Orient n’est guère non plus conséquente. Quelques cartes agrémentent le livre.
Kazakhstan : Réunion au sommet de l’Organisation de Shanghai à Astana
Les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation de coopération de Shanghai se sont réunis à Astana, capitale du Kazakhstan, les 3 et 4 juillet 2024.
Entre Xi Jinping, Poutine et Zelensky, l’initiative d’Orban pour le retour de la paix en Ukraine
Par le général (2s) Daniel Schaeffer, membre du groupe Asie21-Futuribles, ancien attaché de défense en Thaïlande, Vietnam et Chine
Reproduction autorisée sous réserve de mentionner la source Asie21 (www.Asie21.com)
Le 8 juillet 2024, Viktor Orban, premier ministre de Hongrie et président de l’Union européenne jusqu’en décembre, vient d’achever sa visite en Chine pour s’entretenir, entre autres, de la perspective d’un cessez-le-feu en Ukraine et des négociations de paix qui s’ensuivraient. Cette « mission 3.0 », comme il l’appelle, fait suite aux deux démarches identiques qu’il a accomplies les 2 et 5 juillet respectivement auprès des présidents ukrainien et russe sachant que, du côté russe, Vladimir Poutine a déjà proposé au moins par quatre fois de négocier et se montre prêt à un cessez-le-feu. Malheureusement il présente des conditions nettement irrecevables, voire bloquantes. Mais au moins, il y a un espace d’ouverture, bien que très étroit, mais ouverture quand même. En revanche, Zelensky, dans son entêtement à vouloir poursuivre la guerre avec le vain espoir de rétablir une situation qui lui est peu favorable, n’a pas donné de réponse franche à Orban.
Grappillages Asie21 n° 184/2024-06
Chine – Brésil
- Acier
- Babioles
Chine – Mexique Ay ! Ces drones
Corée du Sud – Afrique Bousculade
Chine – Turquie – Russie : La marche turque vers l’est. Vers un retour aux sources
« La Turquie est une partie de l’Europe » disait W. Hallstein1 en signant l’accord d’association avec la Turquie en 1963. Mais les portes de l’Europe lui sont restées fermées alors qu’elle avait déposé sa demande d’adhésion en 1987, et de pays candidat en 1999.
L’Europe est passée de 6 à 27 membres, la candidature turque a été gelée alors que l’Asie, devenue la locomotive de l’économie mondiale, attirait la Turquie dans ses rets.
« Nous aimerions devenir membre des BRICS, cela pourrait être une bonne alternative à l’Union européenne », déclare le ministre des Affaires étrangères turc à l’issue d’une visite au Xinjiang et en Chine.
La marche turque vers l’est ressemble à un retour aux sources d’un peuple qui veut valoriser les liens que son histoire a tissés avec la Chine, l’Inde, la Russie, l’Iran et l’Arabie saoudite, dans le monde autre qu’unipolaire de l’Occident.
La géopolitique mondiale rappelle le poids de l’Histoire des peuples et combien « les faits sont têtus ».
Singapour : Les défis du nouveau Premier ministre
Singapour a un nouveau Premier ministre depuis le 15 mai 2024. Ce bureaucrate méritant met en avant l’importance du consensus et de la continuité. Le risque d’une transition désordonnée est encadré par les institutions qui permettent de choisir le chef de l’exécutif dans un vivier de responsables compétents. Le passage en douceur à Lawrence Wong démontre avec force que le succès de Singapour n’est pas lié à une seule personne, mais qu’il est plutôt le fruit d’un système qui donne la priorité au mérite, à la continuité et au consensus. Le temps de mettre en selle un prochain Lee ?
Singapore has a new Prime Minister since May 15, 2024. This deserving bureaucrat emphasizes the importance of consensus and continuity. The risk of a disorderly transition is mitigated by institutions that allow the head of the executive to be chosen from a pool of competent officials. The smooth transition to Lawrence Wong demonstrates forcefully that Singapore’s success is not linked to a single person but is rather the fruit of a system that gives priority to merit, continuity and consensus. Time to saddle up the next Lee?
Grappillages Asie21 n° 183/2024-04
Chine – Afrique Angola : dette Angola – États-Unis : inclinaison Cap-Vert : face à face Chine – Argentine De base en base Chine – Brésil Coup de maître Picanha Chine – Suisse – Russie – Ukraine Chocolat Corée du Sud – Afrique – Angola K-Rice Belt Iran – Brésil Incohérence Japon – Brésil Viandes Visas Russie – … Lire la suite
Grappillages Asie21 n°0 181/2024-03
Chine Intrus
Après un Mondial de l’automobile de Paris (ancien Salon de l’auto, vieux de 120 ans) que les observateurs spécialisés ont caricaturé en franco-chinois car les marques européennes, américaines et même coréennes1 l’ont boudé, Genève a [•••]
Chine – Afrique
Chine – Ukraine : Six visites chinoises en Europe pour la paix en Ukraine
Du 2 au 9 mars 2024, Pékin a détaché son émissaire Li Hui en Europe dans la perspective d’engager des démarches en faveur du rétablissement de la paix en Ukraine. Le tiède accueil reçu, sauf en Ukraine et en Pologne, ne donne pas le signal d’une réelle volonté des pays en guerre de vouloir y mettre fin.
Chine – Inde – Turquie – Russie – Europe – États-Unis : Le soleil se lève à l’Est, « We go west »1
L’Asie profite des problèmes de l’Europe. La crise russo-ukrainienne a été un révélateur des faces cachées de la croissance mondiale dont les résultats, en 2023, donnent les grandes tendances économiques. L’Europe voulait « provoquer l’effondrement de l’économie russe » en la privant de ses recettes pétrolières. L’histoire nous a appris que « mettre la Russie à genoux » était une sacrée gageure. A-t-on oublié l’aigle bicéphale du blason d’Ivan le Terrible, avec ses deux têtes, l’une dirigée vers l’ouest, l’autre vers l’est ? Il était simple d’imaginer qu’elle ne plierait pas, qu’elle se tournerait vers l’Est. Elle le fit avec succès et rapidité, une surprise pour tous. Le monde n’a pas changé, il a seulement révélé au grand jour ses pôles de croissance. La Russie a contribué à ce mouvement, en jouant la Sibérie et ses perspectives. Les dragons asiatiques voisins sont réactifs et voraces. Le transsibérien a été un cordon ombilical sauveur comme il le fut aux périodes cruciales de la Russie, avec une réorganisation étonnamment performante. L’avenir est à l’Est, la crise est à l’Ouest : l’Ukraine est devenue une opportunité pour l’Asie.